Projet de liquidation du paritarisme dans la Fonction Publique (CAP-CHSCT)

Déclaration intersyndicale de la CGT, de FNEC FP FO, de la FSU, du SE-UNSA du SGEN-CFDT, du SNALC- FGAF et de SUD éducation.

Continuer à lire … « Projet de liquidation du paritarisme dans la Fonction Publique (CAP-CHSCT) »

Publicités

Paritarisme : défendre les droits de tous, au bénéfice de chacun ! (pétition FSU)

Pétition pour le respect de nos droits :
PAS TOUCHE AUX CAP ET CHSCT !

samedi 16 juin 2018

Le gouvernement a présenté aux organisations syndicales représentatives ni plus ni moins qu’un projet de « suppression du paritarisme » afin de faciliter une « déconcentration managériale » de la Fonction publique.

Il envisage une possible disparition des CHSCT (comités hygiène, sécurité, conditions de travail) en les fusionnant avec les CT. La disparition des CHSCT ouvrirait la porte au non respect par les employeurs publics de leurs obligations en matière de santé et sécurité au travail.

Il a l’intention également de supprimer les compétences des représentants des personnels dans les CAP (commissions administratives paritaires) en prévoyant de ne plus les consulter sur :

  • les projets de mouvement des personnels,
  • l’établissement des listes d’aptitude et des tableaux d’avancement annuels nominatifs,
  • certaines sanctions disciplinaires…

Cela donnerait davantage de marge de manœuvre aux chefs de service et d’établissement. Cette volonté gouvernementale de contourner les élus des personnels est en contradiction avec le statut qui prévoit notamment que les fonctionnaires participent, par l’intermédiaire de leurs représentants, à leur gestion collective et à l’organisation des services publics.

Ces orientations sont en rupture avec le travail réalisé actuellement par les représentant.e.s et les élu.e.s des personnels pour améliorer les conditions de travail, garantir l’égalité de traitement, proposer des améliorations et protéger les
personnels de l’arbitraire de hiérarchies ou des erreurs de l’administration.

Nous refusons ces projets et demandons le respect et l’amélioration de nos droits.

http://fsu.fr/Petition-pour-le-respect-de-nos-droits-PAS-TOUCHE-AUX-CAP-ET-CHSCT#

La démocratisation de l’Université et de l’EN condition de leur refondation

                Séminaire Politiques des sciences –EHESS Paris

               La séance se tiendra salle 1 au 105 bd Raspail, le 7 juin 2018 (de 17h à 21h) Continuer à lire … « La démocratisation de l’Université et de l’EN condition de leur refondation »

Biscarrosse : l’Etat réclame 397.000 euros à des parents d’élèves landais

L’Etat demande quelques 397.000 euros à des parents d’élèves de Biscarrosse. Le ministère de l’Economie réclame sa créance après l’arrêt maladie d’un professeur de sport diffamé par ces mêmes parents. Les faits se sont déroulés en février 2013 au collège de Biscarrosse dans le nord des Landes.

Continuer à lire … « Biscarrosse : l’Etat réclame 397.000 euros à des parents d’élèves landais »

A Stains, élèves et professeurs se mobilisent après de graves violences à répétition

Depuis plusieurs semaines, l’établissement de Seine-Saint-Denis est le théâtre d’agressions et de règlements de comptes entre bandes rivales.

De l’extérieur, le lycée Maurice-Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis), posé en face d’un terrain vague, ne laisse rien percevoir du climat qui y règne. Jeudi 5 avril, des grappes d’élèves s’approchent des grilles, cherchant à savoir s’ils auront cours en première heure ou pas. Plusieurs dizaines d’enseignants doivent participer à une assemblée générale, puis à une réunion avec des représentants du rectorat, venus montrer qu’ils font tout pour « accompagner » l’équipe pédagogique, traumatisée par une série de violences aux abords de l’établissement.

Mardi, trois agressions caractérisées ont eu lieu sur le parvis du lycée. Tôt le matin, deux élèves ont été menacés avec une arme à feu par des individus cagoulés à bord d’une voiture. Vers midi, un membre de l’équipe éducative a été menacé à l’arme blanche. Enfin, en début d’après-midi, un élève a été frappé devant le lycée. « Dans les trois cas, des armes ont été sorties », assure Fabienne Giuliani, professeure d’histoire-géographie syndiquée chez SUD-Education.

« Vengeances entre cités »

Ce déchaînement de violence n’est pas isolé. Depuis la rentrée de septembre, les faits se sont multipliés. Ces agressions, associées à des règlements de comptes entre cités rivales de Pierrefitte-sur-Seine et de Stains, ont fait un blessé grave le 12 mars, lorsqu’un élève a été frappé à la tête à coup de marteau sur le parvis. Une bande est revenue plus tard dans la même journée menacer d’autres élèves, «armée de couteaux et de machettes », selon plusieurs témoins. Des coups de feu ont été entendus. Dans ces différents cycles de « vengeances entre cités », selon le mot des enseignants, les victimes refusent de porter plainte.

Depuis le 3 avril, une grande partie de l’équipe enseignante du lycée a décidé d’exercer son droit de retrait et refuse de reprendre le travail en l’absence de garanties pour leur sécurité et celle des élèves. Au matin du jeudi 5 avril, une délégation du rectorat est venue rencontrer l’équipe pédagogique. Fermée aux journalistes, cette réunion apparemment tendue a été jugée décevante par les enseignants, dont certains ont quitté la table, annonçant qu’ils refusaient toujours de faire cours.

Le rectorat, de son côté, insiste sur la « complexité » du problème. Régis Astruc, proviseur vie scolaire à la direction académique de Seine-Saint-Denis, admet avoir entendu « beaucoup d’émotion et de souffrance » de la part de l’équipe pédagogique. Une cellule d’écoute, mise en place jeudi après-midi, sera disponible « aussi longtemps que nécessaire ». Mais les agressions ont lieu à l’extérieur de l’établissement, en dehors du champ de compétence de l’éducation nationale. L’urgence est donc d’articuler les différentes échelles du problème. Vendredi 6, un conseil local pour la sécurité et la prévention de la délinquance devait réunir à la sous-préfecture de Saint-Denis les différents acteurs : éducation nationale, police, parquet et mairie. Mais pour les enseignants, cette concertation ne répond pas à leurs demandes : l’augmentation du nombre d’adultes dans l’établissement et la pérennisation du poste de surveillant obtenu en janvier.

« On est abandonnés »

En fin de matinée jeudi, alors que les journalistes sont escortés à l’extérieur de l’établissement, la conversation va bon train entre une élève et un membre de l’équipe mobile de sécurité : «Vous et nous, excusez-moi, mais ça revient au même, en fait », lance la jeune fille à l’agent, un colosse qui la dépasse de deux ou trois têtes. « Vous n’êtes pas armé, alors qu’eux, oui. » Sur le parvis du lycée, quelques élèves livrent leurs inquiétudes. Beaucoup disent ne pas se sentir « visés » parce qu’ils n’ont « de problèmes avec personne » même si s’ils sont choqués par cette violence. « Ils viennent règler des comptes avec quelques personnes, mais ça touche tout le monde, déplore Nawel, 17 ans, élève de terminale. On a l’impression que personne ne réagit, comme si c’était normal, parce qu’on est dans un département sensible. » Il faut alors dialoguer, tenter de se raisonner : non, bien sûr, personne ne trouve normal d’être menacé à l’arme à feu sur le chemin du lycée.

Jeudi soir, alors que les parents d’élèves étaient invités à la remise des bulletins trimestriels, une nouvelle AG s’est improvisée, selon un enseignant présent. Vendredi matin, les élèves ont décidé de ne plus aller en cours et d’organiser des manifestations spontanées dans l’établissement.

LE MONDE | | Par Violaine Morin

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/education/article/2018/04/06/droit-de-retrait-au-lycee-utrillo-de-stains-apres-des-violences-en-serie_5281558_1473685.html#xPRPlCyA5l5PZPuW.99

 
 
 
 
Réservez votre essai !
Kia Niro Hybride : essayez-le dans la concession Kia la plus proche !

 

Affaire Pétel : police complice, enfumage de la ministre, profs agresseurs identifiés

Montpellier Poing Info, le 24 mars 2018 – Vingt quatre heures après l’agression d’étudiants par une milice cagoulée et armée, Philippe Pétel, le doyen de la faculté de droit et de science politique de Montpellier accusé d’avoir commandité l’attaque, a démissionné. De nombreuses questions restent toujours en suspens. Philippe Pétel va-t-il être mis en examen ? Les professeurs identifiés comme des assaillants vont-ils être radiés ? Les policiers accusés d’avoir protégé la milice vont-ils être inquiétés ?

Démissionné mais pas radié

« Je ne suis coupable de rien » affirme Philippe Pétel dans sa lettre de démission envoyée aux membres du personnel de l’université de Montpellier.(1) Le matin même, il se pavanait pourtant devant les micros de France 3 : « Ils [les agresseurs] ont voulu se défendre et je ne peux pas les en blâmer. […] Je les approuve totalement ».(2) La ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal a missionné une enquête de l’inspection générale de l’administration de l’éducation et de la recherche qui n’a pas de valeur judiciaire. Philippe Pétel n’a même pas été radié, ce qui signifie qu’il pourra toujours exercer en tant que professeur de droit. Le procureur de la République de Montpellier a indiqué que le parquet de Montpellier « a ouvert une enquête pour des faits de violences en réunion et avec arme », mais sans citer nommément Philippe Pétel.(3) N’importe quelle personne lambda accusée d’avoir commandité une attaque envoyant plusieurs personnes à l’hôpital aurait été arrêtée, perquisitionnée, placée en garde à vue et déférée devant le parquet, avec un éventuel placement en détention provisoire.

Professeurs identifiés

Plusieurs étudiants en droit ont reconnu certains de leurs professeurs sous les cagoules. Philippe Pétel a avoué lui-même que « parmi les personnes cagoulées, oui, c’est possible qu’il y ait un prof de droit, c’est possible ».(4) Un étudiant a identifié « un professeur en droit civil et un professeur d’histoire du droit. »(5) Selon nos informations, au moins un étudiant serait prêt à porter plainte contre eux.

Policiers impliqués

Plusieurs témoignagnes accablent les policiers : « La police n’a pas arrêté ces hommes [les agresseurs]. Ils sont sortis par la sortie de secours, et les policiers les entouraient, comme une escorte de ministre. » Un article publié sur le site d’extrême-droite « Réseau libre » revendique cette collusion avec la police : « Le doyen de la fac et les vigiles de l’université ouvrent le chemin à une quinzaine de costauds, cagoulés, planches de bois et barres de fer en mains […]. Le commando est ensuite aimablement raccompagné vers la sortie, remplacé par quelques policiers ».(6)

« Ce sont des petits gars du GUD »

Dans ce même article, on peut lire : « Selon nos infos, ce sont des petits gars du GUD qui ont fait le boulot, à la demande du Doyen que nous félicitons pour sa détermination ! ». Le GUD (Groupe Union Défense), organisation étudiante fasciste réputée pour ses actions violentes, n’est pourtant pas connu pour être présent à Montpellier.

Mis en ligne le 24 mars 2018

Sources :

(1) « Philippe Pétel, doyen de la fac de droit de Montpellier : « Je ne suis coupable de rien » », Midi Libre, 24 mars 2018
(2) « Montpellier : des étudiants occupant la fac de Droit passés à tabac par des hommes cagoulés », France 3, 23 mars 2018
(3) « Fac de Montpellier : enquête judiciaire et administrative après l’évacuation violente d’étudiants », Le Parisien, 23 mars 2018
(4) « Le doyen de la fac de droit de Montpellier a-t-il fait rentrer des militants cagoulés pour tabasser les bloqueurs ? » CheckNews de Libération, 23 mars 2018
(5) « Evacuation violente de la fac de Montpellier : le doyen a démissionné », Libération, 23 mars 2018
(6) « Fac de Montpellier: Une bonne raclée à la vermine gauchiste », Réseau libre [site d’extrême-droite], 23 mars 2018

Violences policières (et autres) contre les manifestations et blocages étudiants (mars 2018) -SLU

samedi 24 mars 2018  Partout en France des rassemblements s’organisent en soutien aux étudiant-e-s mobilisé-e-s de Montpellier.


[1Qui avait auparavant déclaré au Monde « Les vidéos de la scène sont surprenantes » ; il est prof d’euphémisme, pas de droit !

[2Ambiguë dit le journaliste ! il parle sûrement du fait d’avoir commandité ou non les nervis

[3Un commentaire sur tweeter : « Et lui, il n’est pas suspendu par le ministère ? »

Source: site de Sauvons l’Université/SLU
http://www.sauvonsluniversite.fr/spip.php?article8203